Explications avec Isabelle Balaratti, Fondatrice de la société Baltimo.
 

Depuis plusieurs années, les métiers de syndic d’immeubles et de régisseur de biens immobiliers sont en pleine évolution. Ajouté au fait qu’on compte de plus d’immeubles en copropriétés, ils devraient attirer bon nombre de jeunes dans les années à venir.

 

En quoi consiste le métier de syndic ?
 

« Le syndic est un mandataire de l’association des copropriétaires. Á ce titre, il s’occupe de la gestion des parties communes : la chaudière, la toiture, la façade, etc. Une fois par an, des décisions, prises en assemblée générale, doivent être mises en œuvre et ainsi permettre d’entretenir les différentes parties communes. Le métier de syndic nécessite donc une excellente gestion technique, une administration rigoureuse, une réactivité et, surtout, une comptabilité adaptée à chaque copropriété. »

 

L’aspect technique est-il important ?
 

« Cet aspect est essentiel et nécessite une organisation rigoureuse au sein d’une agence immobilière. Chez Baltimo, nous répondons aux problèmes techniques de deux manières. D’une part, en proposant à nos clients une gestion globale pour les affaires courantes (contrats de maintenance des installations de l’immeuble, ascenseur, éclairage, etc.). D’autre part, par un service spécialisé pour ce qui relève de l’exceptionnel (dossiers de prime à introduire pour des obtentions de permis,  renouvellements de documents, permis spéciaux, gros travaux à engager avec ou sans experts, avec ou sans cahier des charges). Le métier de syndic recouvre beaucoup de disciplines et demande une polyvalence à toute épreuve. C’est un métier hyper intéressant. »

 

Quelle formation faut-il pour devenir syndic ?
 

« Il n’y a pas de formation spécifique de syndic. Souvent, le syndic a un diplôme d’architecte, de juriste ou de comptable. La profession est fortement réglementée. C’est à l’IPI qu’il revient de délivrer l’agréation d’agent immobilier professionnel après une formation poussée et un stage de plusieurs mois. Ensuite, l’agent immobilier est tenu de suivre une formation permanente. »

 

Le métier de syndic est-il exigeant ?
 

« Bien entendu puisque, outre l’aspect technique, le syndic doit également gérer la trésorerie des copropriétés. Cette exigence peut parfois freiner les nouveaux talents de demain et empêcher les jeunes de se lancer dans cette profession. Personnellement, je ne veux pas voir ce métier comme ingrat, mais, au contraire, comme un service de proximité à nos clients. J’ai toujours veillé à être la plus disponible pour les propriétaires de mes immeubles, que ce soit en assemblée générale, lors de visites sur sites ou lors de réunions avec les membres du conseil de copropriété. »

 

Qu’est-ce qui va changer avec la nouvelle loi sur la copropriété ?
 

« Cette loi sur la copropriété, qui sera en vigueur au 1er janvier 2019, vise à réformer en profondeur les tâches du syndic et de la vie en copropriété. Par exemple, elle réduit les majorités à atteindre pour réaliser des travaux en copropriété (de 3/4 à 2/3 des voix présentes ou représentées). L’association des copropriétaires deviendra un créancier privilégié, dans le cas où un copropriétaire ne s’acquitte pas de ses charges. C’est une réelle plus-value pour les copropriétés. »

 

Quel est la spécificité du métier de régisseur ?
 

« Le régisseur s’occupe quotidiennement de la gestion administrative, technique et financière des patrimoines immobiliers. A savoir tout ce qui concerne la gestion des biens, le suivi des loyers, leur indexation, les problèmes avec les locataires, etc. Chez Baltimo, c’est avec Vanessa De Wevere que je m’occupe de ce département. Nous avons toujours eu pour objectif de défendre les intérêts des biens des propriétaires, notamment en faisant le nécessaire pour trouver des locataires respectueux des biens mis à leur disposition. »

 

Pour en revenir au métier de syndic, à votre avis, quel est son avenir ?
 

« Je suis persuadée que, dans les années à venir, ce métier sera fortement valorisé, notamment par l’évolution de l’innovation. Depuis que je pratique ce métier, j’ai toujours eu à cœur de mettre en avant les nouveaux talents, notamment en misant sur la jeunesse, la créativité et la formation. J’espère de tout coeur que mes confrères et consoeurs partagent ce point de vue et que nous parviendrons à faire évoluer ce magnifique métier. »