Catégories

  • La première catégorie se distingue par un comportement d’exclusion. Elle s’interdit d’investir dans certains secteurs d’activité ou entreprises : l’armement, le tabac, l’alcool, les énergies fossiles, etc.
  • La deuxième catégorie oriente sa stratégie en sélectionnant des entreprises en vertu de leur comportement en matière d’environnement, de pratiques sociales et de gouvernance. Cette catégorie peut présenter 3 facettes : utiliser ces données comme une aide à la décision pour mesurer les opportunités et les risques d’un placement ; privilégier des investissements dans les  entreprises obtenant les meilleures performances dans ces trois domaines ; optimiser le portefeuille d’investissement pour obtenir un profil relativement similaire à l’indice de référence  (par exemple le MSCI World ), tout en diminuant l’empreinte carbone des entreprises dans lesquelles le portefeuille est investi.
  • La troisième catégorie combine aussi diverses facettes pour définir sa stratégie. Elle n’investit que dans des secteurs ou entreprises ayant un impact mesurable pour la société au sens large. Pour ce faire, elle exige la plus grande transparence dans le reporting, non seulement financier, mais aussi environnemental, social et lié aux questions de gouvernance. Sur ces points, elle exige aussi des objectifs clairs à atteindre en termes du retour sur investissement.

Évolution

Au cours des dernières années, le comportement des investisseurs a évolué : si, depuis fort longtemps, les investisseurs institutionnels font traditionnellement partie de la première catégorie d’investisseurs durables, ils sont de plus en plus nombreux à adopter des stratégies plus actives que la simple exclusion et s’intègrent progressivement aux deux autres catégories. Autre constat : de manière générale, l’investissement durable n’est en rien de la philanthropie, ni un phénomène marginal. Au niveau européen, les investissements durables représentent pas moins de quelque 13.600 milliards de dollars. En deux ans, on a constaté une croissance de 26 %.