L'impact du vieillissement

Depuis 2007, l’impact du vieillissement de notre population sur les dépenses publiques a augmenté de 8,5 % à 10,1% du PIB. Parallèlement, la part des actifs diminuant par rapport aux inactifs, il ne faudra pas s’attendre à la moindre hausse des pensions dans les deux décennies à venir. Pourtant, malgré ces chiffres évocateurs, cette réalité paraît encore souvent bien floue ou lointaine pour les personnes concernées, lesquelles ont peu conscience de la chute importante de revenus qu’ils auront à affronter lors de leur départ à la pension. Or, chacun est concerné: ainsi, une personne gagnant 1,5 fois le revenu moyen de la population active verra son revenu amputé d’environ 60% lors de sa retraite!

Mais que faire pour dégager des revenus complémentaires afin de s’assurer une pension plus confortable? Les carnets d’épargne et autres bons d’Etat représentent les placements d’épargne traditionnels, mais ils rapportent peu dans un contexte de croissance faible et d’inflation basse. L’immobilier, souvent considéré comme exempt de risque et au rendement élevé, n’en est pas moins très complexe à gérer et les prix élevés actuels des biens n’encouragent pas les candidats acquéreurs d’immobilier de rapport.

Confié à un professionnel de la finance, un mandat discrétionnaire permet de fixer les contraintes et les objectifs du portefeuille tout en laissant le choix au professionnel de rechercher à tout moment les placements les plus rémunérateurs

Une nouvelle approche

Face à ces perspectives peu engageantes, une  approche particulièrement intéressante connaît un développement prometteur: celle du mandat discrétionnaire. Confié à un professionnel de la finance, un tel mandat permet de fixer les contraintes et les objectifs du portefeuille tout en laissant le choix au professionnel de rechercher à tout moment les placements les plus rémunérateurs. Ce mandat peut, par exemple, fixer comme objectif particulier de générer un revenu complémentaire déterminé.

Souvent accessible dès 125.000 €, le mandat discrétionnaire constitue un acte de gestion simple et sûr: en effet, le gérant se voit légalement obligé de s’enquérir des connaissances financières de son client ainsi que de sa réaction à la prise de risque. Ainsi, un client prudent pourra compter sur une gestion efficace avec un risque faible, tandis qu’un client plus averti pourra avoir à sa disposition des investissements proportionnellement plus rémunérateurs (3 à 6% par exemple), mais pour lesquels le gérant mettra toute son expérience professionnelle en oeuvre pour maîtriser le risque au maximum, grâce aux techniques les plus avancées de construction de portefeuille.

Une méthode flexible

De manière plus précise encore, certains mandats sont axés sur la préservation du capital ou sur la génération de revenus réguliers et prévisibles. Ces mandats demandent une gestion assez flexible des patrimoines, ainsi que l’étude de la corrélation des comportements des investissements effectués. Une corrélation qui évolue dans le temps et qu’il conviendra donc de recalculer dynamiquement le moment venu.

Dans une offre devenue particulièrement large et complexe, la seule information de la presse spécialisée ne suffit plus pour effectuer un bon choix au bon moment. Dans cette optique, le mandat discrétionnaire est vivement conseillé à ceux disposant d’un horizon de temps de 3 ans minimum. Le client peut ainsi planifier une retraite plus sereine, tout en s’assurant d’un contact personnalisé avec son gérant, que ce soit par téléphone ou par mail, mais aussi en le rencontrant plusieurs fois par an si nécessaire, pour un dialogue encore plus direct et constructif.