Les banquiers sont aujourd’hui souvent confrontés à la question de savoir quel est le « bon » investissement. La réponse ne va pas de soi, il n’y a d’ailleurs pas qu’une seule « bonne » réponse à cette question. La réponse est complexe et dépend de nombreux paramètres. Complexe car nous vivons, en 2018, dans un monde en plein changement. Complexe car il n’y a pas que le return financier qui importe, mais également d’autres considérations.

 

1918 : une leçon à tirer ?
 

En parcourant les champs de bataille de la « grande guerre » dans les environs d’Ypres, on ne peut qu’être frappé par le fait que l’humain est capable du pire comme du meilleur. En l’occurrence, les nouvelles technologies de l’époque y ont été utilisées au maximum de leur potentiel destructeur. Á l’issue de la guerre, de nombreuses questions se sont posées pour savoir comment assurer une paix et une prospérité durable. Les réponses données à l’époque n’ont pas permis de déboucher sur un succès total, car moins d’un quart de siècle plus tard, un nouveau conflit mondial éclatait.

 

En route vers 2118 !
 

La question à se poser en 2018 est peut-être : « dans quel monde voulons-nous que nos enfants vivent dans un siècle ? » Sans même regarder aussi loin, il semble qu’il y a des champs d’action assez évidents : investir dans le respect de l’homme et de la nature, dans le développement durable, dans l’éducation, dans un monde moins pollué, etc. La réponse concrète à apporter peut différer pour chacun d’entre nous. Á la veille des élections, ces éléments ne devraient-ils pas guider nos choix comme investisseurs, mais aussi comme consommateurs, voire comme électeurs ? Febelfin et le secteur financier espèrent apporter une contribution tournée vers les générations futures, en mettant par exemple en place une norme pour les produits financiers durables, parmi d’autres projets. Cela en réalisant bien qu’il ne s’agit que d’une pierre à l’édifice. Heureusement, chaque pierre compte vers un monde plus agréable pour chacun.