Maintenir son épargne sur un compte bancaire est plus qu’improductif : vu les taux d’intérêt servis, largement inférieurs au niveau de l’inflation, l’épargne perd de sa valeur, ce qui est synonyme d’une perte nette de pouvoir d’achat. Un investisseur à long terme doit dès lors être rémunéré au minimum pour couvrir cette perte, mais aussi pour couvrir sa prise de risque.

La prise de risque est liée à la surface financière dont on dispose. Si l’on n’a pas de patrimoine, on ne peut pas se permettre de prendre des risques. Toutefois, même à petite échelle, on peut par exemple se constituer, mois après mois, un portefeuille de sicav qu’on laisse croître paisiblement. Quand on capitalise quelque 1 000 € par an pendant 40 ans, on peut arriver à terme à 80 000 € environ grâce à la croissance boursière.

 

Actions plutôt qu’obligations
 

De nos jours, peu de gens investissent à long terme dans des produits obligataires. Du fait que pendant une certaine période, ceux-ci sont restés collés à des taux d’intérêt très bas, la moindre hausse ferait décroître la valeur de ces actifs. À l’inverse, beaucoup de personnes investissent en actions. Et pour cause : celles-ci permettent de suivre la croissance du monde et d’obtenir, via les dividendes, un rendement courant à peu près égal au taux d’inflation.

De manière globale, en matière d’investissements, quasiment tous les produits financiers sont toutefois pertinents… pour autant qu’ils soient transparents par rapport à nos besoins propres ! Autrement dit, il s’agit de bien connaître nos échéances financières individuelles, par exemple en matière de soins de santé lorsque viendra la pension. Un autre conseil essentiel relatif aux investissements est de disposer d’un portefeuille bien diversifié. Je conseille par exemple de prendre des sicav patrimoniales qui couvrent bien tout le marché mondial.

 

Investir à long terme
 

« Tous les produits financiers ne conviennent pas à tout le monde. »

Il faut aussi avoir à l’esprit que plus on investit à long terme, moins on prend des risques. Il faut donc une certaine tolérance à la patience. L’homme d'affaires et investisseur américain Warren Buffet, dont la fortune est estimée à plus de 75 milliards de dollars, a coutume de dire que la Bourse est une machine à transférer de l’argent des impatients aux patients. Si l’on reprend l’exemple des sicav, mieux vaut les ranger dans son portefeuille de titres, sans y toucher. Il ne faut surtout pas avoir d’états d’âme quand le marché monte ou baisse soudainement. La Bourse croît… mais uniquement sur le long terme !

 

Investissements alternatifs : prudence !
 

Tous les produits financiers ne conviennent pas à tout le monde. Il est déconseillé pour un investisseur non averti d’acquérir des produits comme de l’art, de vieilles voitures ou du vin. Seules les personnes qui s’y connaissent bien techniquement peuvent se lancer dans cette voie de manière opportune.

Dans le même ordre d’idée, la plus grande prudence s’impose à l’égard des cryptomonnaies. Les Bitcoins, par exemple, sont basés sur une innovation technologique - le block chain - qui exige des connaissances spécifiques de la part de l’investisseur. En outre, ce type d’investissement est extrêmement volatil et risqué. Quand on gère de l’argent, il n’est jamais bon de succomber à une quelconque forme d’hystérie !

Enfin, attention aux changements fiscaux ! Désormais, on taxe par exemple les plus-values des sicav obligataires. De même, les règles en matière de succession et de donation ont changé fondamentalement.