Comment intégrer des critères non financiers, comme le respect des droits de l’homme sur les lieux de travail ou le respect de l’environnement, dans la gestion de portefeuilles de placements ?

Prenons l’exemple de Portfolio21. Ce label vise à contribuer au développement durable en intégrant des critères non financiers dans la gestion de portefeuilles de placement dans un processus totalement transparent. Le projet se préoccupe des droits de l’homme au travail et des atteintes importantes à l’environnement.

Quel en est le principe ? 

Un bureau de recherche spécialisé indépendant passe au crible le respect des droits de l’homme sur les lieux de travail tels que définis par les conventions fondamentales de l’Organisation Internationale du Travail, par les émetteurs d’actions et d’obligations repris dans les portefeuilles de placement. Un processus de dialogue est entamé avec les émetteurs supposés de ne pas respecter ces normes internationales du travail. Le but est d’obtenir des informations supplémentaires et, le cas échéant, d’améliorer leurs pratiques en matière de droits des travailleurs. Les résultats de ce processus ont un impact sur la gestion du portefeuille.

Et en matière de respect de l’environnement ? 

Le label n’investit pas dans des entreprises qui portent gravement atteinte à l’environnement. Les investisseurs se fondent sur les recommandations du Conseil éthique du Fonds de Pension norvégien des décisions subséquentes du Ministère norvégien des Finances.

Concrètement, comment se réalise la sélection des placements et quelle est la garantie pour les investisseurs ? 

Le label est le résultat de travaux effectués par quatre acteurs : une compagnie d’assurances, un gestionnaire de patrimoine, un bureau de recherche indépendant et un comité d’experts indépendant. Chaque acteur apporte ses compétences et connaissances spécifiques en gestion durable de portefeuilles financiers. Le bureau de recherche Vigeo Belgium SA est chargé de la mise en place des processus d’information et d’évaluation. Le comité d’experts décide des cas individuels d’infraction, sur base des éléments concrets donnés par le bureau de recherche. En définitive, les gestionnaires de portefeuilles sont responsables des décisions d’investissement et des résultats financiers des portefeuilles adhérents. Ce projet est ouvert à deux égards : aux nouveaux adhérents désireux de renforcer leur gestion financière, et au changement sur la base d’un examen et d’une réflexion. Un projet en constante évolution pour un monde plus éthique.