Dans le passé, le terme « Smart Home » ou « Maison Intelligente » désignait une maison équipée d’un système informatique gérant différents paramètres de manière automatique : volets roulants, alarmes, fenêtres, téléviseurs, etc. Trois bienfaits principaux en découlaient : la sécurité, le confort et le gain d’énergie.

Évolution : le big data au service de l’habitat

Aujourd’hui, l’évolution des technologies a permis une nouvelle approche : l’intelligence artificielle. C’est elle qui marque le tournant de la smart home actuelle, grâce aux progrès fulgurants de la collecte d’informations par des machines interconnectées. Tout est enregistré dans des bases de données, permettant aux objets d’agir indépendamment de l’homme, et faisant de la maison une sorte d’extension de l’esprit de ses habitants.

Prenons un système d’arrosage automatique. Plutôt que de devoir l’enclencher soi-même, ou enregistrer le moment de son démarrage dans une base de données, l’arrosage est totalement indépendant. Grâce à la collecte d’informations, il connaît les prévisions météo, sait quand il doit arroser quelle plante, quel bosquet nécessite un arrosage régulier et quel type d’eau il doit lui envoyer.

Les objectifs ? Facilité, confort de vie et sécurité des habitants (par des systèmes d’alarmes et de caméras contrôlées à distance, etc.). L’économie d’énergie est également un point central : cette « maison consciente » permet, en effet, une baisse de 25 à 50 % des coûts en énergie, comparativement à un habitat classique.

Le smartphone au cœur du changement

Si, autrefois, l’acquisition de technologies poussées pouvait s’avérer onéreuse, le smartphone a révolutionné le domaine de la tech. Agissant comme une centrale connectée à divers dispositifs, il a vulgarisé la « maison intelligente » en rendant ces technologies plus accessibles au grand public. Les « objets connectés » peuvent communiquer avec nos smartphones en toute simplicité.

Vers une approche plus structurelle

Afin d’éviter que les technologies de la smart home ne deviennent le monopole d’une poignée d’entreprises spécialisées, une vision plus structurelle de ce concept devrait être adoptée. C’est l’utilisateur qui doit, avant tout, être la priorité, dans une vision globale de développement de nos villes et de nos espaces urbains.

La maison de demain aura non seulement pour rôle d’améliorer l’expérience de l’habitant, mais également de minimiser son impact sur l’environnement, dans un objectif de bien-être humain à long terme.