Comment combinez-vous votre vie familiale et votre vie professionnelle ?

Joëlle Scoriels : « Le nerf de la guerre, comme pour la plupart des parents, c’est la gestion des enfants avant et après l’école. Vincent, mon compagnon, et moi adaptons nos agendas pour gérer nous-mêmes ce  moment, sauf le mercredi où ma maman s’occupe de Sacha, mon fils de 6 ans et demi. Le reste du temps, c’est souvent moi qui récupère les deux enfants après la crèche et l’école. Comme je travaille à Reyers et que traverser Bruxelles prend un bon moment, difficile à anticiper. Je quitte souvent le bureau assez tôt, vers 16 h – 16 h 30. Du coup, il m’arrive régulièrement de finir de régler du courrier ou l’écriture de mes textes après 20 h, quand les enfants sont au lit. Ça, c’est le fonctionnement habituel. Quand j’ai une émission en direct le jeudi soir, il faut carrément que Vincent prenne congé pour s’occuper de la petite famille, parce que ses horaires de travail ne lui permettent pas d’arriver à temps pour aller chercher les enfants. Tout cela est réglé assez minutieusement, sinon on ne s’en sort pas ! Et comme nos familles respectives ne sont pas toutes proches, il n’est pas évident de compter sur un frère ou une sœur pour un coup de main à l’improviste. Puis, j’ai le sentiment que la plupart des parents sont dans la même situation que nous : deux jobs à temps plein, plusieurs enfants à gérer. Je n’ose pas vraiment solliciter mes pairs autour de moi. Au final, j’estime que mon travail me permet une organisation plutôt souple, si je compare à d’autres. »

Quelle est votre journée type ?

J. S. : « La gestion des enfants – boulot – enfants, puis détente avec mon amoureux. Une fois les enfants couchés, on se retrouve à deux pour échanger les petites infos de la journée en buvant un verre de vin, parfois devant le JT qu’on commente ensemble. Il arrive que l’on regarde une émission qui nous plaît, mais souvent on se remet au travail en mode light. Je prépare volontiers des textes ou du courrier en gardant l’œil sur la télé. Vincent finit régulièrement dans son atelier studio ou devant son propre ordinateur, pour préparer un cours. Mais même si l’on a chacun une occupation personnelle, on reste à proximité l’un de l’autre et ce genre de soirée me plaît ! »

Quelle est votre actualité ? Qui sont les prochains invités de Sans Chichis ?

J. S. : « Jean-Luc Fonck, le 12 mars et Lio le 26 mars, toujours en direct sur la Deux. Il y a aussi une nouvelle capsule sur laquelle on est en train de travailler. Ce mini-format quotidien parlera des événements culturels belges, mais sur un ton décalé et si possible humoristique. Un petit programme, mais un sacré défi ultra stimulant ! »

Y a-t-il un invité qui vous a particulièrement marquée et pourquoi ?

J. S. : « Je suis souvent ravie d’avoir des invités qui ne sont pas issus du showbiz. Ils connaissent moins la mécanique de la télé, sont moins rôdés, mais donnent plus de possibilités de vérité. Recevoir Delphine Boel, c’était fort. Parmi les invités plus “classiques”, je garde des souvenirs particulièrement sensibles d’Olivier Minne (craquant), Dave (pur) ou Christophe Dechavanne (complice). »

Marraine d’Action Damien, de quelle manière vous y impliquez-vous ?

J. S. : « Le principe est de faire un bref voyage dans l’un des 13 pays où Action Damien mène ses projets de lutte contre la tuberculose et la lèpre, d’en ramener quelques images, pour ensuite pouvoir en témoigner dans un maximum de médias et aider à solliciter les donateurs durant la semaine de campagne à la fin du mois de janvier. Je suis également conviée à deux journées qui rassemblent les centaines de bénévoles. Je suis aussi allée dans deux écoles pour raconter mon voyage en Inde. »

Qu’est-ce qui vous a particulièrement touchée lors de ce voyage ?

J. S. : « Le dénuement des Indiens. C’est chez les plus pauvres qu’on compte le plus grand nombre de malades. Et aussi le tabou qui entoure la maladie. Les lépreux et les tuberculeux sont abandonnés par leur famille. Action Damien agit à tous les niveaux : information, dépistage, traitement, réinsertion sociale. C’est extraordinaire ! »