Explication de Jan Jambon, ministre fédéral de la Sécurité et de l'Intérieur.
 

La nouvelle loi du 2 octobre 2017 a permis d'apporter d'adapter les règles en matière de sécurité privée aux réalités actuelles. Avec les années, le secteur est devenu plus adulte et s'est transformé en un partenaire plus fiable pour le secteur public. Néanmoins, de nouveaux défis sont apparus depuis lors. Les technologies ont énormément évolué et la menace d'attentats est entrée dans notre quotidien. Par ailleurs, certaines pratiques étaient déjà souvent en vigueur sur le terrain mais pas encore fixées sur papier, d'où la nécessité d'élaborer une nouvelle loi.

 

Des contrôles renforcés
 

En 2017, 973 PV ont été rédigés à l'encontre d'agents de sécurité ou d'entreprises. Ces chiffres sont à mettre en perspective. S'il y a beaucoup de PV, c'est justement parce que les contrôles se sont renforcés et ont gagné en efficacité. Par ailleurs, certains PV ont un caractère purement administratif: par exemple, un agent n'étant pas en possession de son badge d'identification lors d'un contrôle.

 

Privé et public ensemble
 

La sécurité privée n’est pas appelée à se substituer aux pouvoirs publics. Il s'agit au contraire de voir le secteur privé constituer une valeur ajoutée pour le secteur public. Prenons le cas de Tomorrowland: des agents privés y sont affectés à la surveillance des écrans qui balaient le site et préviennent les forces de police qui interviennent sur place en cas de problème.

Parfois aussi, des agents privés assurent le gardiennage d'un commissariat. Paradoxe? Non, car pendant ce temps-là, les policiers peuvent être affectés à des tâches importantes sur le terrain. Le tout est de bien fixer les limites et les obligations de chacun, ce qui est l'objectif de la nouvelle loi. »