Avant cela, elle a bénéficié, durant un an, d’un coup de pouce du Fonds Prince Albert.

Dans quelles circonstances avez-vous choisi de partir à Hong-Kong ?

Amina Emilate - En 2013, je me suis tournée vers l’expérience et l’aide que me proposait le Fonds Prince Albert. J’ai ainsi pu travailler un an dans une PME belge basée à Hong-Kong. J’ai bénéficié d’une aide financière de l’ordre de 25 000 euros pour onze mois à l’étranger. Vu que je me retrouvais dans un environnement où mes collègues étaient tous hongkongais, j’ai également profité, de la part du Fonds, d’un coaching sur la manière de travailler avec les Chinois. Le Fonds organise aussi un système de coaching avec les alumni qui est un soutien précieux pendant le projet.

Que retenez-vous de cette expérience ?

A. E. - Dans cette PME, j’étais Business Developer et Account Manager pour le compte d’une grande marque de montres dans la région APAC et Middle East. Durant cette année, ma fonction m’a mise en contact avec des entreprises à l’intérieur et hors de la Chine et m’a donné l’occasion de côtoyer un large panel de cultures. Le fait aussi de travailler dans une PME m’a permis d’apprendre et de réaliser beaucoup plus de choses que si j’avais travaillé dans une grande structure.

Quelle est votre activité professionnelle aujourd’hui ?

A. E. - En ce moment, je lance donc mon entreprise à Hong-Kong. J’ai fondé maolovesart.com, une plateforme de vente en ligne qui connecte artistes et designers chinois contemporains avec des personnes qui, en Occident, recherchent des objets de décoration - peintures, photos d’art, œuvres d’art, etc. - d’un style nouveau.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune entrepreneur qui veut se lancer à l’international ?

Amina Emilate - Il y en aurait beaucoup à donner. Mais voici les deux principaux auxquels je pense. Un : ne pas se disperser. Lorsque l’on se lance, il faut être « laser focus ». La tentation de vouloir tout faire à la fois est très grande, surtout sur un marché international. Deux : garder une approche simple, mais pertinente - « Keep it simple » -, surtout au début. À vouloir trop compliquer ou trop faire, on perd ses objectifs de vue, mais également le consommateur, qui ne comprend plus le message. Il faut donc pouvoir se concentrer dans une seule direction, sur un seul marché et sur un seul produit.