En exerçant de plus en plus hors du cadre familial et en investissant peu à peu les emplois salariés, occupant ainsi des secteurs et des professions jusqu’alors occupés par les hommes.

Plafond de verre et choix biaisés

La concentration des femmes et des hommes diffère fortement selon les secteurs et les professions – c’est ce que l’on appelle la « ségrégation horizontale ». On observe en effet une surreprésentation féminine dans les secteurs de l’industrie de l’habillement (74 %), les activités liées à la santé humaine (72 %) ou les services (72 %)1. Aides ménagères, secrétaires, sages-femmes : des professions traditionnellement perçues comme « féminines ». Des secteurs et des métiers frappés par les stéréotypes : considérés comme « légers », ils sont moins valorisés et en général, moins bien rémunérés.

Parallèlement, dans un même secteur, on observe que les femmes restent cantonnées dans des fonctions moins élevées hiérarchiquement… et donc moins bien rémunérées. On parle alors de « plafond de verre » ou de « ségrégation verticale ». Un écart de promotion qui se traduit, de facto, par un écart de salaire.

Le temps partiel, une tendance au féminin ?

En Belgique, près de la moitié (45 %) des salariées féminines travaillent à temps partiel, contre moins d’un salarié masculin sur dix2. Parce qu’elles travaillent majoritairement dans des secteurs intrinsèquement organisés dans le sens du travail à temps partiel ? Ou parce qu’à l’heure actuelle, ce sont toujours les femmes qui assument la majorité des tâches ménagères et des soins et optent donc pour le temps partiel afin de combiner vie professionnelle et vie privée ? C’est un peu la question de l’œuf ou de la poule.

[1] La ségrégation sur le marché de l’emploi

[2] L'institut pour l'égalité des femmes et des hommes