Quelles tendances constatez-vous ?

Christophe Urvoy-Isaac : De nos jours, on voit apparaitre de nouveaux types de logements pour les seniors. Ce sont des résidences-services qualitatives qui sont loin des clichés des maisons de repos médicalisées d’antan. Désormais, on y vit dans son propre appartement, on accède à plus de services et on peut, si on le souhaite, participer aux activités proposées : jeux, animations, cuisine, aquagym, massages… Les services et activités dépendent évidemment du niveau de la résidence et du budget y afférant !

Comment la sécurité des personnes est-elle dès lors assurée ?

C. U.-I. : Par des techniques modernes telles que des bracelets électroniques. Ceux-ci permettent de détecter la chute d’une personne, de la géolocaliser si elle actionne un bouton, de contrôler à distance sa fréquence cardiaque ou la température de son corps. Tout ceci donne plus d’indépendance aux résidents.

Les seniors désirent également beaucoup plus voyager à l’étranger…

C. U.-I. : Quand elles disposent d’un réseau, les résidences-services leur offrent la possibilité de se déplacer de quelques semaines à quelques mois par an dans une autre résidence du groupe en fonction des disponibilités. L’un des avantages est d’arriver dans des centres où tout est pareil à chez eux.

Y a-t-il suffisamment de résidences-services en Belgique ?

C. U.-I. : Non, pas assez ! Malgré la hausse du nombre de résidences-services chez nous, on compte de nombreuses listes d’attente pour les intégrer. Et on sera très loin de pouvoir couvrir l’effet baby-boom qui arrivera d’ici 15-20 ans. L’une des explications est qu’il très compliqué de construire ce genre de résidences. Faute d’établissements de ce type, un phénomène apparu en Angleterre se développe chez nous : la colocation senior. Les personnes âgées se regroupent dans des logements gérés de manière autonome.