Chaque année, « l’Office flamand de l’emploi et de la formation professionnelle » (VDAB) fait le point sur ces métiers. Ci-après figure un état de la question sur les métiers critiques en Flandre.

Les grands classiques restent identiques

Les métiers qui posent le plus de problèmes en Flandre restent structurellement les mêmes. Il s’agit notamment des professions du secteur horeca ou du secteur des soins de santé, mais trouver du personnel technique correctement formé se révèle également compliqué. Nous parlons ici de technique au sens large : cela recouvre aussi bien les ingénieurs que les techniciens de maintenance ou les professionnels de la construction. Même dans les métiers non directement associés à la technique, les compétences techniques représentent clairement la pierre d’achoppement pour le recrutement. Trouver des vendeurs, des agents commerciaux ou des enseignants ne constitue pas en soi une difficulté ; là où le bât blesse, c’est lorsqu’on exige en plus des compétences techniques. Par exemple : un vendeur dans un magasin de bricolage, ou des enseignants pour les cours pratiques de l’enseignement technique ou professionnel.

Que dit la liste ?

On note toutefois certains changements par rapport aux années précédentes. Pour la première fois, le nombre de métiers critiques dans le secteur de la construction est en baisse. Cela s’explique par la plus grande concurrence au niveau international. Des métiers – tel celui de peintre-décorateur – dont la pénurie se faisait de moins en moins sentir au cours des années passées disparaissent ainsi de la liste cette année.

 Il en va de même pour la profession de comptable, un autre classique. Cela ne signifie pas pour autant que tous les profils financiers soient de nos jours faciles à recruter ; les demandeurs d’emploi ayant l’expérience des questions financières manquent en effet souvent des compétences spécialisées pour exercer certaines fonctions – celle d’auditeur financier, par exemple. La profession d’auditeur financier constitue dès lors une profession critique : le nombre de demandeurs d’emploi possédant les compétences spécialisées requises s’avère insuffisant.

La technique : une orientation pleine d’avenir

Le plus grand défi réside dans les métiers critiques quantitatifs structurels. Le marché de l’emploi est en quête de techniciens formés, tandis que dans le même temps, trop peu de jeunes choisissent des formations susceptibles de les orienter vers les métiers techniques. Bien que certains de ces métiers aient disparu de la liste du fait de la crise, c’est le « technique » qui constitue le déficit structurel du marché de l’emploi en Flandre. Le message est donc de convaincre davantage de jeunes et leurs parents que la technique, les mathématiques et les sciences offrent d’excellentes perspectives d’avenir.