Yves Dario

À 50 ans, il reste autant voire même plus de temps qu’à 25 ans pour faire de nouveaux projets, imaginer d’autres pistes de développement personnel et préparer en douceur ses vieux jours. Alors, pensez-y aussi !

Avec l’amélioration des conditions de vie et des techniques médicales, nous disposons aujourd’hui d’un bonus de 25 à 30 ans supplémentaires à vivre, pour la plupart d’entre nous, en bonne santé. Pourtant, la période durant laquelle nous prenons de l’âge n’est pas considérée comme très sexy. Les représentations sociales liées au vieillissement mettent en lumière une étape de la vie associée à des moments pénibles et jalonnée de difficultés. Or, cette image ne correspond pas au vécu des personnes directement concernées. Au contraire, de nombreuses études montrent que le groupe des personnes âgées est en réalité celui qui se sent le plus heureux, comparé aux autres catégories d’âge. Autant d’arguments qui, dans ce débat du verre à moitié plein ou à moitié vide, plaideraient plutôt pour une vision optimiste de la vieillesse.

Préparer à temps pour profiter pleinement

La cinquantaine offre des opportunités que l’on n’a parfois pas à d’autres périodes plus mouvementées de l’existence. Alors profitons-en ! D’autant que, plus on se prépare à temps à cette phase de l’existence, plus on a de chances de la vivre de manière heureuse et satisfaisante, avec une bonne qualité de vie.

La Fondation Roi Baudouin a essayé d’en savoir plus sur la manière dont les personnes se préparent à leurs vieux jours. La cinquantaine semble aller de pair avec du temps retrouvé pour soi, pour s’occuper de sa famille, pour faire ce qu’on n’a pas eu le temps de réaliser jusque-là, pour ralentir le rythme. Mais cette période est également associée à la diminution de revenus, le vieillissement, la perte d’autonomie, la solitude.

Passer outre les tabous et discuter avec son entourage

Il apparaît aussi que les 50+ discutent peu ou pas de leurs vieux jours. Pourtant, la majeure partie d’entre eux sont favorables à une bonne préparation des derniers âges de la vie. Toutefois, des thèmes tabous semblent bloquer le processus : la maladie, la dépendance physique, la mort, la pauvreté.

Un conseil pour briser ce cercle vicieux, envisager cette nouvelle étape de vie et construire des projets pour ces années à venir ? Dialoguez avec votre entourage, dans les différentes phases du vieillissement, sans tabous, tout en tenant compte et respectant la diversité des choix de chacun.