Le secret de sa cure de Jouvence ? Un nouvel album, une BD dont il est le héros et, après le Cirque Royal et Forest National, la salle mythique de l’Olympia le 29 mai !

Comment est née cette nouvelle aventure française ?

« Il y a un an, Universal Musique est venu rechercher le “‘vieux crocodile”’. Les gens de cLaette maison de disques étaient persuadées que le ‘vieux crocodile’ ‘il allait mordre à nouveau !. Ils croyaient très fortbeaucoup en moi et ont effectué un gros travail. Ils ont décidé de remettre mes succès dans sur un album et de remastéeriser l’ensemble. Le “« Best Of” », sorti en 2012, a eu un succès incroyable en Belgique. Pour moi, c’était inattendu. J’ai été remis sur les rails après tant d’années d’absence. J’avais arrêté, car je prenais de l’âge. C’était un peu le creux de la vague. Mais mes chansons continuaient toujours à tourner, même si je ne créais plus rien. Et voilà, aAvec ce nouvel album, c’est comme si on avait rallumé quelque chose qui a explosé ! Quand les Diables Rouges ont été qualifiés pour la Coupe du Monde au Brésil, je me suis remis à écrire. Universal m’avait  fait la demandée pour un nouvel album. Nous avons  réalisé “« Viva Brasil” » en 2013 avec de très bons musiciens dans d’excellents studios. Le dernier album “« Tournée Général !” » avec de nouvelles chansons a été écrit dans une nouvelle tendance. Il a également connu un très gros succès. ÀA tel point qu’Universal France s’est très fort intéressé au produit et a décidé de me le lancer outre-Quiévrain. Depuis la sortie de la version française de l’album début mars, les Français ont entrepris une énorme campagne publicitaire. Plusieurs émissions de télévision sont prévues. Je viens de passer dans “« Les années bonheur” », l’émission de Patrick Sébastien sur France 2. Le mois prochain, je vais participer à une autre émission qui cartonne, “« Touche pas à mon poste” », de Cyril Hanouna sur France 4. Actuellement, les Belges ont la cote en France. Ce courant de belgitude a commencé avec Benoît Poelvoorde, Philippe Geluck et aujourd’hui Stromae. Tout ce qui est belge est très à la mode en France actuellement. »

Et ce n’est qu’un début puisque vous allez faire l’Olympia le 29 mai !

« C’est toute une histoire ! En mars 2013, j’ai pris décidé de relever le défi de faire ledu Cirque Royal à Bruxelles, qui a été directement sold-out. Ce qui m’a encouragé à faire, début de cette année, Forest National, rempli également. L’ambiance était terrible ! Je suis accompagné d’un très bon orchestre avec onze musiciens belges et deux choristes. Je les ai appelées “« Les Allumettes” », car elles mettent le feu ! ÀA Forest, nous avons eu l’occasion de faire un spectacle très festif avec, sur scène, des danseuses de Rio de Janeiro avec les plus beaux costumes du carnaval de Copacabana. Nous avons eu accueilli également la fanfare de Moncourt. Mais le clou du spectacle, cela a été quand on a joué “« La Brabançonne” » à notre façon et que tous les spectateurs dans la salle se sont levés! Dans les années d’or,  à Las Vegas, j’avais j’ai eu la chance de voir Elvis Presley qui interprétaitinterpréter l’hymne national américain, “« American Trilogy” ». Nous avons eu l’idée de faire la même chose que le King puisque nous avons un orchestre avec des cuivres. C’est pour nous une joie immense de voir toute la salle se mettre debout, avec cet amour pour la Belgique et le drapeau belge. ÀA nos spectacles, beaucoup de gens viennent avec le drapeau belge. Ils savent l’amour que j’ai je porte à pour mon pays. ÀA l’Olympia aussi, je chanterai “« La Brabançonne” ». Il y aura des Belges, mais également beaucoup de Français. Je suis fier de mon pays et j’amènerai le drapeau belge sur la scène de l’Olympia. C’est un nouveau défi que l’on va tenter de relever. Si on réussit cela, ce sera vraiment la cerise sur le gâteau. »

Quel public touchez-vous ?

« Parmi les gens qui sont dans la salle, 80  % sont des jeunes. Cela va des enfants de 6 ans jusqu’aux jeunes adultes de 30 à 40 ans, la tranche d’âge entre 18 et 30 ans représentant la majorité. C’est très encourageant. Bien sûr, j’ai des spectateurs plus âgés aussi. Mes chansons ont traversé trois générations. Les grands-parents d’aujourd’hui ont appris mes chansons à leurs enfants qui, à présent parents, apprennent mes chansons à leurs enfants. Cela fait 50 ans que je fais partie de toutes les fêtes, les communions, les mariages, les noces d’or, les bals… Là où il y a une fête, il y a le Grand Jojo ! »

Vos chansons plaisent à toutes les générations. Un peu normal, elles racontent des histoires…

« Oui, à tel point que, début avril, sortira aux ÉEditions Joker une bande dessinée qui regroupera ces chansons en images. C’est une très bonne idée. Deux grands dessinateurs, Lebrun et Bercovici, ont accompli un travail formidable. Dans la bande dessinée “« Le Grand Jojo” », je raconte à mes petits-enfants l’histoire de chacune de mes chansons : Jules César, etc. »

Irez-vous au Brésil encourager nos Diables Rouges ?

« J’ai tiré une grande leçon deun excellent souvenir de mon voyage au Mexique en 1986 avec les Diables Rouges pour la Coupe du Monde. J’étais là-bas lorsque cC’était laune fête, une fête énorme !. Au retour, sur la Grand- Place, c’était aussi un très grand moment. Je me suis dit que, cette année-ci, puisque la pochette du disque s’intitule “« Tournée Général !” », le général restera avec ses troupes ici en Belgique ! Les Diables Rouges sont le ciment de notre Belgique pays qui va redonner aux Belges cette fierté nationale un quelque peu ébranlée ces derniers temps. La Belgique est formidable. Mon rôle est de montrer aux gens qu’on doit aimer son pays. Mon rôle est un peu celui de bouffon aussi. Par les spectacles, les disques, j’essaie de faire oublier un peu les emm… de la vie. Les gens veulent se défouler et oublier. J’apporte la joie partout où je passe. C’est bon pour le moral, comme disait la chanson ! Il faut pouvoir de temps en temps relâcher la pression. Quand les Diables Rouges jouent un match, les gens se déguisent en diables, ; c’est un peu une façon de s’échapper de à la vie quotidienne. »

C’était mieux avant ?

« J’ai connu les années d’or. Tout a démarré juste après la guerre. Je faisais partie d’une jeunesse qui n’avait rien, qui avait été privée de beaucoup de choses. Puis, il y a eu une évolution. Les années d’or, ce sont les Fifties, les Sixties, les Seventies et les Eighties. Je les ai toutes connues. Pour moi, les plus grandes années ont été les Fifties et les Sixties. L’année  1958 avec l’Expo universelle de Bruxelles a été un moment fabuleux !! C’était la fête tous les jours pendant six mois !! Je me souviens, j’avais 22 ans et, tous les soirs, je prenais ma Vespa pour aller à Belgique Joyeuse. Ce sont les meilleures années de la vie. J’ai eu la chance de pouvoir vivre ces moments-là. Enfant, j’ai connu la guerre avec l’Occupation. Puis, la Libération quand les Américains et les Anglais sont arrivés. Après la guerre, il n’y avait pas de frigo. Maintenant, tout est sophistiqué. Mais à l’époque, impossible d’imaginer téléphoner avec un GSM ou prendre l’avion pour partir en vacances à des milliers de kilomètres. Pour nous, les plaisirs étaient beaucoup plus simples, parce qu’on avait vécu l’époque de la guerre où il n’y avait rien. On ne savait même pas ce qu’était une banane ou une orange ! Pour la Saint-Nicolas, je recevais des spéculoos et des petits soldats. Des usines fabriquaient ces petits soldats, des cow-boys et des indiens, en papier mâché, plâtre et fil de fer, façonnés dans des moules et peints à la main, et puis vendus dans les grands magasins,  à lL’Innovation, au Bon Marché. »»

Vous êtes nostalgique de ces années d’or ?

« En effet, je suis très nostalgique de ces années-là. Je suis quand même resté un grand enfant et, avec les années, je me suis mis à rechercher ces vieux jouets. Je continue à collectionner les petits soldats avec lesquels je jouais quand j’étais petit. J’ai réuni une collection assez importante. Il n’y a pas plus nostalgique que moi ! »

Comment êtes-vous arrivé à la chanson ?

« Après la Libération, on a découvert les jukebox. Je travaillais dans l’approvisionnement en disques des jukebox dans les cafés. Comme il y en avait 28  000 en Belgique, cela nous laissaient de très grosses larges possibilités. Mon premier disque est, en fait,s’appelait “« Les Folles ambiances” », un pot-pourri que j’ai réalisé pour mettre sur les appareils, car il n’y avait pas ce genre de musique à l’époque. J’ai créé la première farandole en 1969, sous le label Olympia. Je n’aurais jamais imaginé que j’irais un jour me produire à l’Olympia ! En 1972, j’ai sorti “« Le Tango du Congo” ». En 1979, “« Chef, un petit verre on a soif !” ». Cela s’est enchaîné très vite. Dans le temps, il existait un marché du disque très important. Pour obtenir un disque d’or, il fallait vendre 50  000 albums, ce qui se faisait facilement. Alors que maintenant, un disque d’or, c’est 10  000 albums. Les temps ont changé avec d’autres moyens canaux de distribution. Ce qui m’a beaucoup aidé à revenir, c’est l’entourage que j’ai aujourd’hui. Cette équipe de jeunes m’a redonné un du tonus ! Le meilleur médicament qui soit ! Je vis actuellement une deuxième jeunesse. Ma devise est : “« J’ai 20 ans depuis 55 ans” » ! »